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Pascal mourut. Sa face était toute bleue. Après quelques secondes d’une immobilité complète, il voulut respirer, il avança les lèvres, ouvrit sa pauvre bouche, un bec de petit oiseau qui cherche à prendre une dernière gorgée d’air. Et ce fut la mort, très simple. (Zola, Le Docteur Pascal)

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L’épreuve Anticipée de Français (le bac de français) – version abrégée de la méthode

Mon propos concerne l’enseignement général et technologique, série L, ES, S, STG, ST2S, STAV, STI, STG, Hôtellerie. Les modalités en enseignement professionnel sont différentes.

D’autre part, cette page constitue la version brève de la méthode longuement détaillée de cette page.

L’épreuve Anticipée de Français comporte un écrit et un oral.

L’écrit.

Voici tout d’abord un lien vers des exemples de sujets d’écrit.

Les principes de l’épreuve :

Les questions sur le corpus

Le corpus est un ensemble de textes portant sur un même thème ou sur un même problématique et parfois des textes documentaires, des images (affiche, peinture...).

La première partie de l’épreuve :

  1. lire attentivement et repérer la date d’écriture des textes, leur genre littéraire, leurs registres... pour comprendre les enjeux des textes ;
  2. analyser la ou les questions posées : objet et consigne– ensuite, relever les mots ou expressions y répondant ;
  3. rédiger la réponse qui doit être entièrement rédigée, structurée et illustrée. Il est souvent préférable d’étudier ces documents, non un par un, mais en regroupant les idées ou analyses. Enfin, il faut présenter succinctement le corpus au début de la réponse.

Voici un exemple détaillé d’application de cette méthode. J’ai aussi répertorié sur cette autre page les diverses questions possibles.

Les travaux d’écriture : le commentaire

Il s’agit de l’explication d’un texte à l’écrit. Il doit être entièrement rédigé et structuré, donc comprendre, entre autres, une introduction, un développement en plusieurs parties et une conclusion ; de plus, cette explication doit être ordonnée et organisée autour d’une problématique qui vise à montrer l’intérêt du texte.

La méthode :

  1. lire et comprendre le texte ;
  2. analyser le texte (repérer les idées et éléments qui le composent, et d’autre part les procédés stylistiques utilisés par l’auteur mettant en valeur ses propos). L’objectif est de déterminer l’intérêt du texte, d’interpréter les intentions de l’auteur. Pour cette phase essentielle et assez longue, j’ai répertorié sur cette autre page des méthodes possibles, que je vous invite à consulter avant de poursuivre.
  3. construire le plan :
    – ordonner entre elles les pistes d’interprétation déterminées précédemment pour constituer ce qui sera l’ossature du développement de l’exercice. Pour les séries technologiques, le sujet suggère un plan sous la forme d’un parcours de lecture, constitué de deux questions. Les séries générales sont invités à trouver les grandes parties (deux ou trois) du développement en observant les pistes déterminées précédemment, et en repérant les grands thèmes ou idées qui s’en dégagent.
    – classer ces pistes (en trois ou quatre sous-parties) dans ces grandes parties.
    On attend une structuration cohérente et ordonnée. Pour cela, il faut organiser les grandes parties entre elles et les sous-parties de chaque partie de manière logique : on commence par ce qui est simple, évident, facile, pour terminer par des analyses plus subtiles, recherchées.
  4. rédiger : limiter la rédaction sur le brouillon à l’introduction, la conclusion, éventuellement les paragraphes de transition – il faut apporter un soin tout particulier à l’introduction et à la conclusion, car ce sont les première et dernière impressions laissées au correcteur.
    L’introduction  : quatre éléments :
        1) une entrée en matière pour situer le texte dans un contexte historique, littéraire, biographique, etc.
        2) la présentation du texte comprend obligagoirement nom de l’auteur, titre de l’œuvre souligné, date de publication ou d’écriture, titre du texte le cas échéant, éventuellement genre, registre, type du texte , puis contenu du texte en une phrase.
        3) la problématique formulée sous forme de question directe ou indirecte.
        4) l’annonce du plan qui, en une phrase aussi légère que possible, présente les (deux ou trois) grandes parties du développement.
    L’introduction tient en un paragraphe (l’annonce du plan peut éventuellement être détachée), et dépasse rarement vingt lignes.

    La conclusion  : trois parties, dont une est facultative :
        1) un bilan mettant en valeur les points forts du développement et répondant à la problématique définie en introduction.
        2) éventuellement un avis personnel.
        3) un élargissement, une ouverture (termes consacrés) qui permet un rapprochement avec d’autres textes.
    Quinze lignes (en un seul paragraphe) me semblent un maximum pour la conclusion.

    Le développement  : deux ou trois grandes parties, subdivisées en plusieurs paragraphes :
        1) une introduction rappelant le thème et les sous-parties ;
        2) autant de paragraphes que de sous-parties, où le texte est analysé, avec des citations entre guillemets (" ") et d’interprétations des procédés stylistiques ;
        3) un bilan partiel.
    Entre deux grandes parties du développement une transition, constituée de la conclusion partielle d’une première partie et de l’introduction partielle de la suivante.

    – Pour finir, quelques conseils pour tous les travaux d’écriture : soignez la présentation (écriture), et aérez le devoir en passanr des lignes ; RELISEZ à la fin (15 minutes devraient suffire).

ecrit É.A.F.Retour au début de la méthode de l’écrit

Les travaux d’écriture : la dissertation

Il s’agit de répondre à une problématique littéraire par le biais d’un raisonnement organisé et illustré d’exemples empruntés au corpus, aux lectures et connaissances personnelles ; une introduction, un développement structuré et une conclusion sont nécessaires.

La méthode :

  1. analyser le sujet (repérer les mots-clés, la consigne, et le contenu). Quelle est l’idée ? Que dois-je faire (commenter, réfuter, etc.) ? Il faut reformuler le sujet sous forme de problématique à laquele le devoir répondra ;
  2. rechercher des idées en fonction de la problématique (des arguments, des exemples empruntés à la culture, au corpus, aux cours et aux lectures personnelles ou scolaires ;
  3. élaborer le plan : organiser une démarche d’ensemble avec deux ou trois idées directrices (appelées parfois thèses), chacune validée par trois ou quatre sous-parties constituées d’arguments classés du simple au plus compliqué et illustrés d’exemples. Quelques types de plan possibles :
    dialectique (trois parties, thèse, antithèse, synthèse), mais il ne convient pas pour tous les sujets.
    critique (ou par opposition), pour présenter deux points de vue oppsés ou différents ;
    thématique ( les différents aspects d’une notion ou d’un problème, dans un sujet qui ne demande pas de discuter une thèse).
    – parfois le plan est suggéré par le sujet.
  4. rédiger (ne pas tout rédiger au brouillon – voir mes explications à propos du commentaire) :
    L’introduction  : quatre éléments :
        1) une entrée en matière, une réflexion générale qui situe le sujet dans son contexte ;
        2) la présentation du sujet, reformulé avec citation entre guillemets si elle n’est pas trop longue ;
        3) la problématique formulée sous forme de question directe ou indirecte ;
        4) l’annonce du plan qui, en une phrase aussi légère que possible, présente les (deux ou trois) grandes parties du développement. Il est possible de les présenter sous forme de questions.
    L’introduction d’une dissertation occupe aussi un seul paragraphe (l’annonce du plan peut éventuellement être détachée), et dépasse rarement vingt lignes.

    La conclusion  : trois parties, dont une éventuellement facultative :
        1) un bilan mettant en valeur les points forts du raisonnement et répondant à la problématique ;
        2) éventuellement un avis personnel sur le sujet. Attention, si le sujet réclame explicitement une opinion, celle-ci doit apparaître au cours du devoir ;
        3) enfin, une ouverture qui permet d’élargir la réflexion vers un problème lié au sujet ou vers des considérations plus générales...
    Quinze lignes (en un seul paragraphe) me semblent un maximum pour la conclusion.

    Le développement  : deux ou trois grandes parties, subdivisées en plusieurs paragraphes :
        1) une introduction rappelant l’idée génarale les sous-parties ;
        2) autant de paragraphes que de sous-parties, avec les arguments accompagnés de leurs exemples et d’éventuelles citations entre guillemets (" ") ;
        3) un bilan partiel.
    une transition, constituée de la conclusion partielle d’une première partie et de l’introduction partielle de la suivante.

    – pour terminer voir conseils généraux donnés à la fin de la méthode du commentaire.

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Les travaux d’écriture : l’écriture d’invention

Attention, sujet considéré comme facile, il demande un investissement du même ordre et un travail aussi rigoureux et intense qu’un autre travail d’écriture.

Les attentes d’un tel sujet sont simples. Le candidat doit inventer un texte (souvent argumentatif) répondant à des consignes très précises ; la forme de l’exercice n’est pas fixe et requiert autant d’attention que le contenu lui-même. Le sujet s’appuie sur le corpus (souvent sur un texte), donc exige une connaissance de l’objet d’étude, et une bonne compréhension du texte support.

La méthode :

  1. analyser avec grande rigueur et précision les consignes du sujet, repérer le texte support, puis identifier le genre de texte à produire (fable, lettre, etc.), l’action à réaliser (raconter, argumenter, ou plus précisément imiter, réfuter, discuter, etc.), le thème (le contenu), les autres contraintes (longueur, registre, date, etc) ;
  2. travailler sur la forme imposée, et noter toutes les containtes de celle-ci. Cela peut concerner un registre, ou un genre  : pour une lettre, présence d’un rédacteur, destinataire, adresse, etc. ; pour un article, un titre, une date, etc. ; pour un dialogue, des tirets pour le changement d’interlocuteur ; ce sont des exemples – Une remarque importante pour la signature : une copie de baccalauréat doit être anonyme, donc, même si le sujet demande un texte personnel, il ne faut pas indiquer sa véritable identité, mais un nom d’emprunt suffisamment banal pour que le correcteur le considère comme tel (Jean Dupont, Thomas Martin), ou des initiales (J. D.) ;
  3. chercher en fonction de la consigne des arguments, des exemples, des idées... en restant dans le thème imposé 
  4. structurer , donner une cohérence interne à la réflexion, au récit (au contenu) ;
  5. rédiger en vérifiant que la production a un sens et correspond au sujet. Bien sûr, je réitère les conseils donnés plus haut.

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L’oral.

Les principes de l’épreuve :

L’exposé

On l’appelle parfois lecture analytique.

La préparation

  1. à faire dans l’année : des fiches sur les textes et les notions au programme ;
  2. le jour de l’examen : rapidement analyser la question, trouver les mots-clés et comprendre les enjeux de la question, la relier au cours et à l’objet d’étude et définir une problématique ;
  3. analyser le texte qui est connu : il faut sélectionner les analyses qui correspondent à la question posée. (J’ai rappelé sur cette autre page comment procéder pour analyser un texte) ;
  4. construire le plan, en regroupant les analyses en deux ou parties, subdivisées en autant de sous-parties (en principe le plan est différent du plan vu en classe, puisqu’il dépend de la question posée !) ;
  5. rédiger l’introduction et la conclusion.

Le déroulement

  1. introduction :
    – rapide entrée en matière rappelant le contexte historique ou littéraire ;
    – présentation de l’auteur (quelques traits essentiels) et du texte (titres, époque, enjeux, objet d’étude, contenu et grandes caractéristiques) ;
    rappel de la question posée ;
  2. lecture du texte à haute voix, sans faute si possible ;
  3. développement : annonce du plan suivi (les deux ou trois parties de votre explication, puis développement de l’analyse, en vous référant systématiquement aux termes et procédés du texte ;
  4. conclusion : rapide bilan de l’explication et réponse à la question posée, suivie d’une éventuelle ouverture vers l’œuvre, le groupement, l’objet d’étude.

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L’entretien

C’est un échange au cours duquel l’examinateur posera des questions en s’inspirant du descriptif.

Les questions portent sur :

  1. le texte : questions de vocabulaire (sens d’un mot), interprétation d’une expression ou d’une partie du texte, recherche d’un procédé littéraire (métaphore) ;
  2. le groupement de textes ou l’œuvre d’où est tiré le texte : comparaison les idées ou enjeux des textes, personnages, thèmes, structure de l’œuvre etc. ;
  3. l’objet d’étude, donc des connaissances acquises en cours (définitions, problématiques, genres littéraires et registres, etc) ;
  4. la séquence (analyse d’une image, comparaison avec un texte, par exemple), les lectures cursives, les activités personnelles mentionnées).

Comment répondre à ces questions :

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