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La question de grammaire (à l’épreuve orale du bac de français)
Pour mémoire, rappelons que la dernière réforme du baccalauréat a introduit, entre autres changements, une question de grammaire (obligatoire) dans l’épreuve orale du bac de français (notée sur 2 points), comme indiqué ici.
Cette question porte sur le programme (de grammaire) du lycée, théoriquement celui de Seconde et celui de Première, nommé « Étude de la langue » dans les textes officiels. En pratique, la question ne peut pas porter sur le lexique (le vocabulaire), mais tous les autres domaines (accords, verbes, subordination, interrogation, négation) sont susceptibles d’être abordés par la question posée par l’examinateur.
Concrètement, je vais rappeler les principes, puis expliquer de façon générale comment répondre, avant d’entrer dans le détail de certains types de questions. Je renverrai aussi à des pages plus développées sur la notion abordée (beaucoup sont encore en construction).
Rappels sur la question de la grammaire
Peu de choses à savoir, en dehors de ce qui indiqué ci-dessus, sur cette question notée sur 2 points (seulement deux, mais il est préférable d’être noté sur 20 que sur 18...).
Dans l’ordre,
- L’examinateur (ou examinatrice) fournit au candidat (ou candidate) l’intitulé de la question en même temps que le texte à analyser. La question porte en effet sur une phrase ou quelques lignes du texte dont le candidat propose une analyse linéaire pendant la première partie de l’oral (texte également choisi par l’examinateur parmi les textes présentés par le candidat).
- Pendant les 30 minutes de préparation à l’épreuve, il faut donc en consacrer 2 ou 3 (5 au grand maximum) à analyser brièvement la question, trouver les éléments de réponse, les noter sur un brouillon. Le texte étant connu, cela est d’autant plus facile qu’il aura été judicieux de réfléchir en amont aux éventuelles questions possibles.
- Au moment de l’épreuve, il s’agira de restituer (en 2 minutes) ces éléments de réponse de façon claire et logique, en prenant appui sur le texte (voir détails ci-dessous). Cela se fait, logiquement, à la suite de l’analyse linéaire, mais certains élèves choisissent de commencer leur épreuve par la grammaire (sans doute, pour ne pas oublier ou pour « se débarrasser » d’un fardeau).
- Enfin, dernière précision, la réponse doit être uniquement grammaticale et n’apporter aucune analyse littéraire (c’est le rôle de l’analyse linéaire).
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J’ai divisé la procédure en deux temps, celui de la préparation, et celui de la restitution.
- La préparation
- Première chose, il est évident qu’il faut avant tout avoir appris ses cours et compris les exercices proposés en classe, avoir donc réalisé un travail régulier tout au long de l’année.
- Par ailleurs, je l’ai déjà souligné, la question est posée sur un texte connu. Il est donc envisageable, sinon recommandé, d’imaginer, pendant vos révisions par exemple, les questions susceptibles d’être posées à l’examen. Votre professeur(e) a déjà sans doute aussi proposé sur les textes étudiés quelques questions à titre d’exercice. Vous pouvez donc repérer les éventuelles difficultés, les pièges (même si l’objectif de l’examen n’est pas de vous y faire tomber !), anticiper des réponses (en vérifiant leur validité auprès de votre professeur).
- Le jour de l’examen, pendant le temps de préparation, il faut mobiliser efficacement ses connaissances et identifier rapidement les éléments de consigne (les noter sur le brouillon pour n’en oublier aucun).
- Ensuite, il faut repérer les termes du texte correspondant à la question (souligner, surligner, noter au brouillon), éventuellement utiliser plusieurs couleurs pour des catégories différentes (temps verbaux, types de propositions, etc).
- Puis, vous devez identifier ces éléments (nature, fonction, etc, selon la question) et le noter sur le brouillon.
- Étape suivante, trouver (et noter au brouillon) les explications, les justifications, les éventuelles manipulations (-à réaliser) – en fonction de la question posée.
- Enfin, préparez rapidement (sous forme de phrases si vous n’êtes pas sûr) une définition de la notion à laquelle se rapporte la question (par exemple, interrogation, négation, etc), qui permettra d’introduire la réponse.
- La restitution
Ne pas oublier que vous disposez de 2 minutes pour répondre à la question.
La réponse comporte plusieurs étapes que voici :
- En guise d’introduction, vous pouvez (ce n’est pas une obligation) commencer par lire la phrase sur laquelle porte la question, si elle n’est pas trop longue.
- Il faut surtout dans un premier temps donner la définition du point de grammaire sur lequel porte la question et préciser ses caractéristiques : par exemple, ce qu’est une phrase complexe, une subordonnée relative, une interrogation, la négation, etc.
- Ensuite il faut citer les mots ou propositions concernés par la question et indiquer leur nature : par exemple, adverbe de négation, subordonnée relative, interrogation directe, proposition subordonnée circonstancielle, etc.
Si la phrase sur laquelle porte la question n’a pas encore été lue (voir ci-dessus), c’est le moment de le faire.
- On continue la réponse en expliquant et en apportant les éventuelles justifications complémentaires (avec citations le cas échéant) : par exemple, mot introduisant la subordonnée, marques de l’interrogation, etc. On peut aussi s’appuyer sur la démarche adoptée (par exemple, proposition déplaçable).
- Enfin, si la question comporte une autre consigne spécifique (une transformation par exemple), apportez les éléments nécessaires.
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Exemples de questions-types
On distingue habituellement deux types de question :
- les questions d’analyse qui demandent à expliquer un phénomène ou procédé grammatical après un repérage (souvent implicite) ;
- les questions de transformation qui visent à modifier les éléments repérés, en introduisant un ou plusieurs mots inventés dans l’énoncé.
Les deux peuvent tout à fait se combiner dans une question qui serait (par exemple) :
- Identifiez l’interrogation, puis analysez-la, enfin transformez-la en... (j’ai ici rendu explicite le repérage).
J’ai ci-dessous classé les exemples de questions en fonction des points du programme de grammaire de Seconde et de Première. J’ai également signalé les parties du programme qui ne sont pas censées faire l’objet de questions (mais la possibilité existe dans certains centres d’examen).
Je ne donne ci-dessous que les éléménts de réponse sans détailler ni expliquer la démarche complète. Je propose plus loin des exemples de réponses détaillées.
Dernière remarque, j’ai choisi des exemples simples et accessibles, issus du quotidien. Je les complèterai plus tard à l’aide d’exemples littéraires.
Les relations au sein de la phrase complexe (programme de Seconde)
Rappelons d’abord que la phrase complexe est constituée de plusieurs propositions, reliées les unes aux autres par des liens de subordination (présence d’un mot subordonnant), de coordination (présence d’une conjonction de coordination) ou de juxtaposition (absence de mot subordonnant et de conjonction de coordination). Ces propositions peuvent être indépendantes (aucune subordination), principales (associées à des subordonées qui dépendent d’elles) ou subordonnées (dépendant d’une principale) : il s’agit de leur nature.
questions d’analyse
- Identifiez, puis analysez les propositions de la phrase : « Nous sommes trempés, car il a plu. » (il s’agit de délimiter les propositions (trempés, ∥ car), puis d’indiquer leur nature (deux propositions indépendantes), et les liens qui les unissent (elles sont coordonnées), ce dernier élément étant implicite).
- Expliquez comment sont reliées les propositions de la phrase : « Le chien aboie, bien que son maître le gronde. » (il s’agit aussi de délimiter les propositions – consigne implicite (aboie, ∥ bien), puis d’indiquer leur nature – consigne implicite (proposition principale suivie d’une subordonnée circonstancielle de concession introduite par la conjonction de subordination bien que), et les liens qui les unissent (la seconde est subordonnée à la première), ce dernier point étant ici explicite).
questions de transformation
- Analysez les propositions de la phrase, puis transformez la proposition subordonnée en complément circonstanciel : « Nous avons couru parce qu’il pleuvait. » (il s’agit de délimiter les propositions (couru, ∥ parce), puis d’indiquer leur nature (proposition principale suivie d’une subordonnée circonstancielle de cause introduite par la conjonction de subordination parce que), puis de remplacer cette dernière par un complément de la même circonstance (cause) introduit par la locution prépositionnelle en raison de (« Nous avons couru en raison de la pluie. ») en rappelant la modification syntaxique du passage d’un verbe à un nom).
- Transformez la phrase en introduisant une juxtaposition : « Mario s’est précipité vers le réfrigérateur, parce qu’il avait faim. » (il s’agit aussi de délimiter les propositions – consigne implicite (réfrigérateur, ∥ car), puis d’indiquer leur nature – consigne implicite (proposition principale suivie d’une subordonnée circonstancielle de cause introduite par la conjonction de subordination parce que), puis de remplacer cette conjonction de subordination par le signe de ponctuation : (deux-points) qui marque une explication, c’est-à-dire une cause (« Mario s’est précipité vers le réfrigérateur : il avait faim. »). La subordination est bien ici remplacée par une juxtaposition).
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La syntaxe des propositions subordonnées relatives (programme de Seconde)
Souvenons-nous que la proposition subordonnée relative est une proposition dépendant d’une autre proposition (principale ou elle-même subordonnée), introduite par un pronom relatif qui remplace un nom (ou équivalent) appelé antécédent dont elle est le complément. Ces propositions peuvent être déterminatives (ou sélectives ou bien restrictives) : elles sont nécessaires au sens de la phrase puisqu’elles définissent une catégorie ; elles peuvent au contraire explicatives (ou appositives) ; elles n’apportent alors qu’une précision et l’on peut donc les supprimer sans changer le sens. Ces deux catégories sont des relatives adjectives, distinctes des relatives substantives dans lesquelles les pronoms relatifs n’ont pas d’antécédent.
questions d’analyse
- Repérez, puis analysez les propositions relatives de la phrase : « Les vacances, qui n’ont pas été très ensoleillées, sont enfin terminées. » (il s’agit de délimiter les propositions (vacances, ∥ qui [...] ensoleillées, ∥ sont), puis d’indiquer leur nature (une proposition principale, « Les vacances sont enfin terminées » enchâssant une proposition subordonnée relative, « qui n’ont pas été très ensoleillées »), les caractéristiques de la relative (elle est explicative, introduite par le pronom relatif qui, a pour fonction épithète (ou complément) de l’antécédent Les vacances), celles du pronom relatif (il a pour antécédent Les vacances et pour fonction sujet du verbe ont)).
questions de transformation
- Transformez la phrase en introduisant une proposition subordonnée relative : « Nos invités voudraient manger des steaks bien cuits. » (il s’agit d’identifier les propositions (une seule), puis d’indiquer sa nature (proposition indépendante), puis de choisir un nom susceptible d’être complété par une relative (par exemple steaks) et de procéder à la modification (« Nos invités voudraient manger des steaks qui soient bien cuits. ») en rappelant l’emploi du subjonctif marquant ici le souhait).
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Exemples de réponses détaillées
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